Vincent Delerm

Gerade die Protagonisten der französischen Szene pflegen zuletzt eine Rückkehr zur Einfachheit, die sich nicht nur in Albumtiteln wie « I love you »(Mathieu Boogaerts) oder « La musique » (Dominique A) zeigt. Vincent Delerm nennt sein neues, viertes Werk « 15 Chansons » und macht auch sonst wenig Schnörkel: Fast die Hälfte der Stücke ist kürzer als zwei Minuten, das ganze Album ist eine kompakte, funkelnde Sammlung perfekter Popmusik. Delerms Kompositionen klingen so selbstverständlich und unangestrengt wie nie zuvor. Und so ist auch « Je pense à toi » ein ironiefreies Liebeslied ohne Subtext und doppelten Boden. So klingt jemand, der mit sich, seinem Leben und seiner Kunst im Reinen ist. Und das ist schön zu hören.

Avec des titres d´album comme « I love you » (Mathieu Boogaerts) ou bien « La musique » (Dominique A), les chanteurs de la scène française optent actuellement pour un retour à la simplicité. Il en va de même pour Vincent Delerm. Il reste sobre dans son quatrième album intitulé « 15 Chansons » : près de la moitié des morceaux dure moins de deux minutes. L´album est un splendide recueil de chansons pop parfaites. Les compositions de Delerm n´ont jamais été aussi naturelles et décontractées, comme « Je pense à toi », une chanson d‘amour sans ironie ni double sens. Seule une personne en accord avec elle-même, sa vie et son art peut composer de tels morceaux, ce qui est très agréable à l´écoute.

Returning to simplicity is the newly discovered trend spreading among protagonists of the French music scene, examples include album titles like « I love you » (Mathieu Boogaerts) or « La Musique » (Dominique A). Vincent Delerm entitles his new, forth album « 15 chansons » and he, too stays away from almost any kind of embellishment: over half of the songs are under two minutes long, the entire album is a perfect collection of tight and shiny pop music. Delerm’s compositions are elemental and unpretentious as never before. According to this tradition « Je pense a toi » is a love song without any irony, subtext or false pretense. They are the words of someone who has come to terms with himself and with his art. Rare and good to hear.